histoires

Manger - extrait

Un geste simple, trivial et nécessaire. Un acte social, quotidien et réjouissant. Une célébration qui construit et constitue. Manger est la plus forte expression de la culture; la plus profondément enracinée en chacun de nous; celle qui nous fait si semblable individuellement et si différent entre groupe.

Quand nous nous alimentons, nous n’incorporons pas seulement des nutriments, nous mangeons aussi du sens: certains de la spiritualité, d’autre de la politique, du soulagement, de la douleur et souvent de l’injustice. Ce travail de la coopérative Sub cherche à verbaliser au travers de ses images les différentes dimensions que peuvent prendre le verbe MANGER. Des histoires qui racontent la production et la distribution d’aliments; l’opposition pour ou en contre de la nourriture; les carences, l’abondance et ses conséquences sur les corps; les changements de paradigmes autours de la quantité et de la qualité.

C’est un essai en forme de question: combien pèse nôtre contexte personnel, nôtre idéologie, nôtre lieu d’appartenance, nos activés quotidiennes au moment de choisir que manger et comment le faire ?

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18 juin 2012 – Inspection Oculaire au quartier Ituzaingo, dans la banlieue de la Ville de Cordoba. Un procès est en cour suite aux épandages de pesticides en 2004.... (+)

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Portrait de Tobias,chez lui au Gaia, une communauté qui vit sur un terrain de 20 hectares prés de Navarro (130km de Buenos Aires).... (+)

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Ferme las Ondinas á San Andres de Giles près de Buenos Aires. Cette ferme est dirigée selon les principes de bases de l’antroposophie et l’agriculture biodinamique du philosophe allemand Rudolf Steiner.... (+)

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Víctor Truviano se nutre de bioenergía, una energía vital proveniente del sol y de la vida. Lleva 5 años con la práctica de la alimentación pránica, sin ingerir comida ni liquido.... (+)

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Silvina attend dans sa chambre de la clinique San Jorge l’opération de chirurgie bariatrique . Elle attend ce moment depuis plusieurs mois et elle est certaine d’avoir pris la bonne décision. Juste avant l’opération elle raconte qu’elle va accoucher d’un nouveau corps.

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Silvina s’est découvert une nouvelle passion pour la gymnastique en salle. Elle se rend tous les jours à la salle de sport pour travailler son corps et retendre les excès de sa peau mais aussi par plaisir.... (+)

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Lait et pain pour le gouter à la Cantine populaire du bidonville de Bajo Flores á Buenos Aires. La villa miseria 1.11.14 est habitée principalement par des migrants péruviens et boliviens.... (+)

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Pique-nique végétalien á la place Pabli. Joaquin Astelarra, cuisinier naturiste fête son anniversaire en soufflant la pastèque qui fait office de gâteau. Joaquin était architecte.... (+)

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Exploration d’une benne á ordure. Ariel Boiso pratique l’alimentation vive (aussi appelé crudivorisme uniquement des ingrédients crus ou cuit à moins de 40 degrés): fruits, céréales et graines.... (+)

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Les “asados”, grillades typique d’Argentine, sont une cérémonie qui se reproduit tout les dimanches chez les grand parents de Silvina. Son régime est constitué principalement de viande, elle peut donc profiter de ce repas typiquement argentin.... (+)

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Les “provedurías” sont des regroupements de consommateurs. Chaque “proveduría” est composé de 25 familles. Ils se réunissent et mettent en commun leurs argents pour des achats communautaires au marché central de Buenos Aires.... (+)

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Claudia sert le dessert á la Cantine populaire du bidonville de Bajo Flores á Buenos Aires. La villa miseria 1.11.14 est habitée principalement par des migrants péruviens et boliviens.... (+)

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Cantine populaire du bidonville de Bajo Flores á Buenos Aires. Le coq de Henri, le dirigeant politique du quartier, bénéficie des mêmes privilèges que son maitre. Il a le droit de circuler entre les tables et il observe le travail des cuisinières.

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Portrait de Vanesa P. Vázquez, participant d'une gratiferia au Parque Centenario. La gratiferia est une brocante où l’on propose des objets sans rien demander en retour. Les vegans encouragent le détachement aux biens matériels et ils se donnent pour objectif le recyclage.

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Plus de 240 personnes mangent chaque jours à la cantine populaire “Mate Cocido” du Bajo Flores, une des plus grande “villa miserias” de Buenos Aires.... (+)

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Plus de 240 personnes mangent chaque jours à la cantine populaire “Mate Cocido” du Bajo Flores, une des plus grande “villa miserias” de Buenos Aires.... (+)

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Velatropa est une petite communauté écologique construite sur des terrains abandonnés de l’université de Buenos Aires. La plupart des personnes qui y habitent sont végétariens et vivent de la récupération de nourriture des poubelles ou de la générosité des marchand.... (+)

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Vue du quartier Ituzaingo Annexo (périphérie de la Ville de Cordoba).... (+)

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Silvina et son fils Franco pendant un repas familiale devant la télévision.... (+)

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Le Docteur Medardo Ávila Vázquez, ex-secrétaire de la santé de la ville de Cordoba, est un des accusateur dans le procès contre les épandages d’agro-toxiques dans le quartier d’Ituzaingo. Il se prépare á entrer á l’audience pour le cinquième jour de procès.... (+)

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“La révolution de la cuillère” est une association activiste végétarienne qui propose des activités pour conscientiser sur le sort des animaux dans les abattoirs.... (+)

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Ariel Rodriguez Bosio vit actuellement dans l’appartement libre de sa mère, au 17ème étage d’un immeuble du quartier de Liniers. Il a aménager une des chambres comme poulailler pour prendre soin de deux coqs qu’il a trouvé lors de ces “cueillettes citadines.»

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Silvina Insalata s’est fait placer un anneau gastrique pour perdre du poids. Les effets de cette opération visent à réduire la volume utile de l’estomac mais diminuent aussi l’absorption des éléments nutritifs.... (+)

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Portrait du “Dragon Vegano”. Ariel R Bosio est freegano, un mot composé de libre et de vegan  : Il est collecteur urbain. Il tente de recycler tout ce qu’il utilise et de vivre ainsi sans argent.... (+)

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histoires

Manger #1: Mordre

Les argentins consomment plus de 70 kg de viande par an par habitant. Dans ce pays fier d’avoir la meilleure viande au monde, être végétarien ou végétalien est perçu «comme être athée au pays du Vatican» me faisait si bien remarquer un hollandais face à un asado de viande. Manger est un acte privé mais chargé de sens culturel, social et politique. Que ce soit pour des raisons de santé, d’activisme écologique, au nom de l'espécisme et le militantisme pour la protection des animaux, les végétaliens intègrent á travers leur alimentation un système de valeurs politiques. La pratique d’un végétarisme stricte, également appelé végétalisme (qui consiste á ne consommer aucun produit dérivé de l’exploitation animal, ni miel, ni cuir, ni cosmétiques testés sur des animaux) implique une remise en question de notre société capitaliste et propose un changement net et immédiat depuis l’action pour y remédier. L’alimentation végétarienne, le recyclage d’objets et d’aliments, les «gratiferias» pour la circulation désintéressée des biens, l’utilisation restreinte des moyens de transport contaminant ou le squatte d’habitats vides sont des exemples d’actions menées par des végétaliens et des freeganos pour opérer un changement á travers la vie quotidienne.

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Vanesa P. Vasquez mange une pomme pendant une gratiferia de Parque Centenario. La gratiferia est une brocante où l'on propose des objets sans rien demander en échange. Les vegetaliens encouragent le détachement aux éléments matériels et essayent de recycler le plus possible.... (+)

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«La révolution de la cuillère» est une association activiste végétarienne qui propose des activités pour conscientiser sur le sort des animaux dans les abattoirs.... (+)

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Ferme Las Ondinas á San Andres de Giles près de Buenos Aires. Cette ferme est dirigée selon les principes de bases de l'antroposophie et l'agriculture biodinamique du philosophe allemand Rudolf Steiner.... (+)

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Lucía Copello, chef crudivores réputée, cueille ses salades á la ferme las Ondinas á San Andres de Giles près de Buenos Aires. Cette ferme est dirigée selon les principes de bases de l'antroposophie et l'agriculture biodinamique du philosophe allemand Rudolf Steiner.... (+)

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Ariel R Bosio est freegano, un mot composé de libre et de vegan: Il est cueilleur urbain. Il tente de recycler tout ce qu’il utilise et de vivre ainsi sans argent.... (+)

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Exploration d'une benne à ordure. Ariel Boiso pratique l’alimentation vive (aussi appelé crudivorisme uniquement des ingrédients crus ou cuit à moins de 40 degrés): fruits, céréales et graines.... (+)

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Ariel suit la théorie de l'higienisme. Fondé sur le livre, l'anti-régime de Harvey y Marilyn Diamond notamment. C'est une philosophie naturiste qui préconise se soigner par l'alimentation.

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Ariel R Bosio vit au 17ème étage d’un immeuble dans un appartement vide appartenant á sa mère. Un jour, Il trouva deux coqs dans une poubelle alors qu'il cherchait sa nourriture. Les deux coqs avaient été utilisé lors d’une cérémonie religieuse Macumba.... (+)

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Ariel Bosio a choisi de vivre en ville, il préfère lutter contre cette société qu’il considère Babylone depuis l’intérieure.... (+)

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Velatropa est un écovillage á Buenos Aires. La majorité de ses habitants sont végétariens et s’alimentent grâce au potager communautaire et par le recyclage d’aliments.... (+)

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Portrait de Tobias,chez lui au Gaia, une communauté qui vit sur un terrain de 20 hectares prés de Navarro (130km de Buenos Aires).... (+)

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Le Noël Lumière à l'écovillage Velatropa du 20 au 25 décembre. Une rencontre internationale d’alimentation vive, Raw food ou crudivorisme. Les participants sont allés au marché central pour chercher des provisions et recycler des aliments.

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Portrait de Tobias,chez lui au Gaia, une communauté qui vit sur un terrain de 20 hectares prés de Navarro (130km de Buenos Aires).... (+)

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Cette fille restera plusieurs mois au Gaia. Elle venait de Colombie et a décidé de rester quelques temps aider les habitants de la Eco-villa. Pour y rester, il faut respecter les règles, une d'entre elle est de en pas manger de viande.

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Frigo du chef Végétalien Joaquin Espinacas. Joaquin donne des leçons de cuisine chez lui et diffuse la cuisine végétalienne.... (+)

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Joaquin Espinacas, cuisinier vegetalien, au centre culturel Pachamama en compagnie du Front Erroriste d’Action Polaque. En proposant un cours de cuisine qui se fait en musique, il milite pour le veganisme/végétalisme.... (+)

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Pique-nique végétalien à la place Pabli. Joaquin Espinacas, cuisinier naturiste fête son anniversaire en soufflant la pastèque qui fait office de gâteau.

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Atelier d’alimentation vivante au centre El Vidalero. Centre spirituel, maison d’art de Buenos Aires qui propose des cours de crudivorisme.

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Ariel Bosio le «dragon Vegatalien», freegan de Liniers, en pleine préparation de son atelier d’alimentation pour le festival végétalien« A contra Flecha » á La Kasa Belaustegui, Buenos Aires.

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Ariel R Bosio était professeur de Kung Fu et de Taichichuan il y a quelques années. Il a fabriqué son dojo sous l’autoroute. Son parcours le mène au détachement des biens matérielles c’est pourquoi il a décidé d’abandonner cet endroit.

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Ariel R Bosio après la pluie á l’eco-village de Velatropa.

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Plexus Solaire. Pique-nique végétalien et atelier d’alimentation vive ou crudivorisme au planétarium de Palermo Buenos Aires.

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histoires

Manger #2: Perdre

À ses 40 ans elle décida que s'en était finit. Autant de régimes que d’échecs ; un problème qui semble éternel, qui envahie toute sa vie et qui se transforme un jour en maladie. La décision du by-pass gastrique s'impose à Silvina comme unique solution. Sa famille la soutient dans ce choix et pour tous c'est un nouveau départ. La Chirurgie bariatrique lui rendrait son véritable corps et repousserait tel des photos d'une autre époque cette enveloppe charnelle qu'elle n'a jamais reconnue comme étant sienne.

Son travail de maîtresse d’école lui impose d'être à l'aise dans son corps, par exemple, il faut qu'elle puisse aider les enfants à lacer leur chaussures explique t- elle, évitant de faire référence aux blagues des élèves plus grands. Comme femme elle a besoin aussi de récupérer sa fierté, la satisfaction de pouvoir sortir sans honte, voir des photographies actuelles avec son vrai visage, celui qu'elle avait encore sur ces images des années 70 en bikini sur les plages de Mar Del Plata.

Que se soit avec des régimes strictes, des exercices physiques forcenés ou bien les chirurgies bariatriques, toutes ces tentatives pour adapter un corps à un idéal parfois impossible à atteindre,ne tiennent pas compte, que manger est un acte profondément culturel : les habitudes alimentaires sont effectivement difficile à modifier car elles appartiennent à nos traditions familiales, les milieux sociaux dans lesquels nous vivons ; notre manière de concevoir la nourriture comme une offrande pour laquelle manger beaucoup veux dire plus de santé, de remerciement à qui nous l'offre. S'alimenter n'est pas seulement se nourrir, ça peut être aussi récompense, punition, célébration collective ou faute personnel.

Silvina pèse aujourd'hui 64 kilos mais ce reportage est aussi l'histoire d'une défaite. Un combat contre l'obésité qui finit par détruire les ponts entre alimentation et plaisir. Ce n'est pas seulement l'histoire de Silvina Insalata, c'est la chronique de cette lutte quotidienne, une bataille à laquelle se livre à chaque fois plus de personnes contre eux-même mais aussi contre le regard des autres, la consommation dirigée, la publicité, les entreprises alimentaires, les gouvernements qui subventionnent les monocultures de soja transgéniques, base d'aliments de mauvaise qualité à bas prix. Une bagarre perdue que l'on gagne contre sa volonté. Une promesse impossible, d’accomplissement obligatoire dans ce duel contre le désir.

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Lundi 03 janvier 2011. Silvina Insalata pose dans le jardin de sa maison de la ville de Mercedes la veille d'une chirurgie bariatrique à laquelle elle va se soumettre pour perdre du poids.

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Dimanche 29 janvier 2012. 13 mois après la chirurgie bariatrique, Silvina à perdu 56 kilos.

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Portrait de Silvina avant d'entrer à la clinique General Sarmiento de la ville de San Miguel oú elle va se faire opérer pour se faire placer un anneau gastrique.

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Silvina attend dans sa chambre de la clinique San Jorge l’opération de chirurgie bariatrique . Elle attend ce moment depuis plusieurs mois et elle est certaine d'avoir pris la bonne déision. Juste avant l'opération elle raconte qu'elle va accoucher d'un nouveau corps.

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Silvina Insalata est transféré vers le bloc opéatoire. Son mari Nestor Insalata l’accompagne dans les couloirs de la clinique San Jorge.

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Nestor Insalta rassure la famille au telephone sur le déroulement de l’opération de chirurgie bariatrique à laquelle est soumise sa femme Silvina.

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Silvina Insalata est transférée à sa chambre d’hôpital après l’opération bariatrique. Les patients reçoivent une anesthésie générale pour cette intervention chirurgicale. Face aux échecs des régimes, elle a décidé de se faire placer un anneau gastrique.

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Premier repas pour Silvina Insalata après la chirurgie bariatrique qu'elle a reçu la veille. Elle devra attendre 10 semaines avant de pouvoir revenir à des aliments solides.

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Silvina montre une photo de la visite du zoo de Lujàn avec l'école. Cette image fut prétexte à de nombreuses moqueries de la part se ses élèves.

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Silvina dans le jardin de sa maison, ville de Mercedes, province de Buenos Aires. Elle s'est toujours sentie accompagné par sa famille dans sa décision de se faire opérer.

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Silvina montre fièrement à son mari les progrès de son régime. La chirurgie bariatrique est surtout conseillée pour éviter les problèmes de santé liés à l'obésité. Les changements esthétiques sont considérés comme des objectifs secondaires dans ce type d’opérations.

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Silvina et son fils Franco lors d'un repas familial.... (+)

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Silvina fait partie d'un groupe d'aide aux opérés du by-pass gastrique. Ils reçoivent les conseils d'une nutritionniste et partagent leurs doutes et problèmes face a ces nouvelles habitudes alimentaires.

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Les «asados», grillades typique d'Argentine, sont une cérémonie qui se reproduit tout les dimanches chez les grand parents de Silvina. Son régime est constitué principalement de viande, elle peut donc profiter de ce repas typiquement argentin.... (+)

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Silvina Insalata s'est fait placer un anneau gastrique pour perdre du poids. Les effets de cette opération visent à réduire la volume utile de l'estomac mais diminuent aussi l’absorption des éléments nutritifs.... (+)

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Le dimanche 17 juillet 2011. Portrait de Silvina Andrea Insalata dans le jardin de sa maison, 6 mois après la chirurgie bariatrique.

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Le dimanche 18 septembre 2011, Portrait de Silvina Andrea Insalata dans le jardin de sa maison, 9 mois après la chirurgie bariatrique.

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Silivina Insalata et sa fille Lucía.

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Silvina s'est découvert une nouvelle passion pour la gymnastique en salle. Elle se rend tous les jours à la salle de sport pour travailler son corps et retendre les excès de sa peau mais aussi par plaisir.... (+)

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Silvina Insalata face à son reflet. 13 mois après la chirurgie bariatrique, elle est arrivée à son poids idéal selon les mesures médicales, 64 kilos.

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Manger #3: Vivre

Daisy, Eduarda, Desideria, Dora, Lili et Esther parlent toutes très doucement; un ton de voix qui contrastent avec leurs corps si volumineux. Des prénoms qui pourraient venir de partout mais qui ici font penser tout de suite à la Bolivie. Je ne peux pas dire qu'elle se ressemblent toutes mais j'ai encore un peu de mal à les reconnaître et à les appeler par leurs nom sans avoir peur de me tromper. C'est Esther la personne chargée de répondre à mes questions les plus insistantes. La cantine Mate Cocido, me dit-elle, s'est fondée au pire moment de la crise économique, à la fin du mandat de Fernando De La Rua et des saccages de supermarché en 2001. Elle vivait alors tout prés de ce terrain vague au bord de la Villa 1:11:14 et vivait comme les autres, dans un perpétuel combat pour ce qu'il y a de plus basique. La faim est un souvenir difficile à effacer me dit-elle encore, quand on souffre avec le ventre il n'y a pas de place pour d'autres pensées. Ce n'est pas une justification, mais Esther insiste pour me le raconter et elle comprend par mes question que c'est ce qui m'intéresse: la nourriture.

Dans peu de temps commenceront à arriver les gens qui viennent chercher avec leurs Tupperwares un plat de soupe, un peu de viande accompagné de salade et un dessert bien sucré. Les menus ne sont pas très variées, c'est le ministère des affaires sociales qui les imposent en fournissant les aliments qui les composent chaque semaine. Il y a bien les menus d'hivers et ceux d'été, plus frais ou plus lourds mais finalement tout aussi calorique l'un que l'autre. Repas de pauvre?  Esther parle de qualité, de diversité et d'ingrédients. J'apprend qu'il existe la viande de boucherie et la viande de cantine. Les deux se cuisent et se mangent au delà des différences. Elle se rend parfois compte quand ils réduisent encore un peu la qualité et elle dit comprendre pourquoi. Elle porte un tee-shirt Kirchneriste, le partis de Cristina Fernandez actuellement au pouvoir ce qui me fait douter de cette dernière phrase. Elle n'a pas l'air d'être une de ces personnes que l'on tente avec un peu d'argent ou un sac de provision comme savent le faire les péroniste. Je sens que Esther le porte par conviction. L'urgence n'est plus tout a fait à l'ordre du jour et l'aspect positif et le ton de voix patient vont mieux avec ses airs de l'altiplano. Je me sens un observateur un peu trop visible dans cet espace occupé majoritairement par des femmes et des enfants; je ne suis plus très à l'aise quand elles m'invitent à un plats de viande moi qui suit végétarien depuis plus de 10 ans. Ces dernières années la géographie des corps a changée de paradigme et les aliments qui façonnent les corps et leurs apportent de la robustesse et de la résistance cachent trop souvent une insuffisance en vitamines et ressources. Etre gros ne veut plus dire trop manger mais plutôt manger mal. Nous sommes ce que l'on mangeons? Je pose la question à Esther avant de la laisser reprendre son travail. Non, me répond-elle, on est bien plus que ça, les gens ici et en Bolivie, ne sont pas anémiques, ils sont dynamiques. C'est ce que je constate au vus de l'activité qui les occupent chaque jours.

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Cantine populaire du bidonville de Bajo Flores á Buenos Aires. La villa miseria 1.11.14 est habitée principalement par des migrants péruviens et boliviens.... (+)

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«Volvé al Estado» signifie, revient à l'Etat. Le Frente Barrial 19 de diciembre s'est constitué comme un groupe de chômeurs organisé très combatif.... (+)

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La réserve où sont stockés les sacs de nourritures qui se distribuent comme récompense entre les gens qui participent des manifestations et des activités du groupe.

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A l'étage de la cantine vivent quelques familles. Dans la journée, leurs enfants jouent avec ceux des cuisinières pendant que celles-ci préparent les repas entre 14 heures et 21 heures 30.

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Le coq de Henri, le dirigeant politique du quartier, bénéficie des mêmes privilèges que son maitre. Il a le droit de circuler entre les tables d'où il observe le travail des cuisinières.

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Plus de pain que de viande pour les escalopes panées du comedor Mate Cocido. Eduarda verse un peu plus d'huile avant de les mettre au four.

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À mesure que les plats sortent du four, les cuisinières semblent conquérir de nouveaux territoires entre les casseroles et les assiettes.

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Esther dans la cuisine du Comedor. Elle participe de la cantine depuis les débuts, en 2001.

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Pain et lait pour le gouter.

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Les produits raffinés sont meilleurs marchés mais souvent aussi pauvre en vitamines et en éléments nutritifs.

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Victor a 15 ans, il consomme du «paco», une nouvelle drogue qui sévit dans les bidonville, faite des restes de la préparation de la cocaïne. Il vient de temps en temps á la cantine populaire pour dormir et manger.

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Il est 19 heures, Daisy et Eduarda se préparent à recevoir les premiers arrivants.

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Claudia ne figure pas non plus sur les listes de la cantine. Elle aide a servir pour se gagner un plat après que tout le monde soie servis.

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La viande trempe dans des fleuves de sauce pour gagner du goût.

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Rien ne perturbe les horaires de la cantine. Au second plan, on observe une réunion politique qui commence à se lever pour laisser les places du réfectoire.

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Daisy, après avoir cuisiné, doit aussi servir les plats. Fromage et confiture comme dessert.

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Chaque personne doit amener ses propres couverts et son plat. Certains emmènent le repas chez eux et d'autres décident de le manger sur place.

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Victor vient se nourrir á la cantine populaire du bidonville de Bajo Flores á Buenos Aires. Il a 15 ans, il est toxicomane, accros au paco, une drogue qui découle de la fabrication de la cocaïne.

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On apprends toujours des plus âgées et les générations se rassemblent à la cantine du Bajo Flores.

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Vivre pour manger ou manger pour vivre. La cantine populaire Mate cocido est une cantine parmi tant d'autre dans le quartier de la Villa Bajo Flores. 240 personnes y vont chaque jour pour obtenir au moins un repas équilibré par jour.

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