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San Darío del andén - la mémoire vivante de Darío Santillán

Darío Santillán et Maxi Kosteki participérent à la manifestation «piquetera» (chômeurs en lutte) du 26 juin 2002. Ils sont assassinés par la police lors d’une répression particulièrement violente, qui se solde par des dizaines de blessés et plus d’une centaine de détenus. Darío était déjà un militant reconnu pour sa capacité d’organisation mais son sacrifice le converti en véritable symbôle politique. Il devient l’exemple par excellence de la diginité et de la loyauté. Une bibliothèque, une rue et la station de train où ils sont morts  ont été rebatisés pour leur rendre hommage. Officiellement, elle reste la station Avallenada mais elle s’appelle Maxi y Darío pour quiconque y passe. Le visage de Darío s’est démultiplié: peintures murales, t-shirts, masques et pancartes en ont fait une figure de rassemblement. Quelques personnes, comme Mabel, l’ont converti en objet de dévotion, lui rendant hommage les 26 de chaque mois sur un autel placé dans la gare.

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Darío était un militant du MTD de Lanus. Il s'occupait entre autre d'accompagner les visiteurs «étrangers au quartier», pour que rien ne leur arrive dans les rues de Monte Chingolo. On avait pensé lui offrir cette photo en remerciement de son aide.... (+)

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Mabel est Hare Krisna. Le 26 juin en allumant la télévision, elle vit l’image de Darío assassiné et pensa: ils ont tué mon ange protecteur de rêves. Quelques jours plus tard, elle construisait un autel dans la gare.

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«le rêve piquetero». Le croquis d'une future cabane figure comme une promesse sur un des murs de la cantine populaire du MTP d'Escobar (Mouvement de Travailleurs Piqueteros), dans la banlieue de Buenos Aires.

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Alberto est infirmier en soins intensifs. Il est le père de Darío et il a été à la tête des mobilisations pour réclamer que justice soit rendue. Aujourd'hui, il construit sa maison avec les briques que son fils fabriquait.

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Blocage de route sur le vieux chemin du Puente Pueyrredon, février 2002.

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Jony fait partie de cette génération qui, après le 26 juin 2002, a réalisé que d’autres choses peuvent se faire dans la vie. Il travaille dans une cantine populaire, joue de la musique et il terminent ses études sécondaires.... (+)

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Carlos travaille dans une forge communautaire. Le voyage en train pour arriver à la mobilisation est le dernier souvenir qu'il garde de Darío.... (+)

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«Enero Autonomo» à Roca Negra dans la province de Buenos Aires, janvier 2003. C'est un congrès de groupes qui prônent l'autonomie et la démocratie participative. Sur un des murs sont peints les principes du MTD. Horizontalité, Démocratie directe, Autonomie et lutte.

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Lors de chaque hommage, il y a une «arrière-boutique» : l’ aguante. Ce sont les gens qui campent sous le pont Pueyrredón et font la cuisine pour les manifestants.

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Blocage de route sur le Pont Pueyrredon, le 26 novembre 2002. Six mois après la mort de Darío et Maxi à la station de train Avellaneda, les manifestants tentent de passer le pont pour arriver jusqu'à la Casa Rosada, le siège du gouvernement.

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De petits rituels privés caractérisent chaque personne qui rend hommage à Darío. Parmis le service d'ordre de la mobilisation, un homme conserve le même morceau de toile avec l’image de Darío porté durant le premier hommage.

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Blocage de route sur l'autoroute Buenos Aires-La Plata. Les piquets des mouvement de chômeurs étaient souvent violentés par des automobilistes furieux. Ce jour là un chauffeur sort une arme pour pouvoir forcer les barricades.... (+)

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Leo est le frère de Darío. Il avait 19 ans au moment du massacre. Peu après, il réouvre l’usine de briques que Darío avait crée. Récemment, il a eu un fils et il l’a baptisée comme son frère, Darío.

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Le panneau publicitaire que les piqueteros démontent pour renforcer le blocage déclament «nous voulons que vous viviez mieux». Les bloquages de routes qu'ils effectuent, comme dans ce cas la sur l'autoroute Buenos Aires - La Plata sont très mal vus du reste de la population.... (+)

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Marcial est musicien. La plupart du temps, il donne des cours dans les quartiers où il milite. Le 26 juin 2002, il fait partie des 33 bléssés par balle. Il a été blessé à la jambe. «J’ai senti une vague de mort provenant du côté où se trouvait police.»

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Marcial, du MTD, tente de retenir l'avancée de la police pour que les femmes et les enfants puissent se rassembler après l'expulsion du Padelai, un squat de San Telmo ou vivaient quarante familles.

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Florencia a dessiné la dernière scène connue où apparait Darío vivant: il protège son copain tombé à terre et, avec sa main tendue, cherche à retenir les policiers qui attaquent.... (+)

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Pablo était un copain de Darío. Tous les jours, ils étaient ensemble. Après le massacre du Puente Pueyrredón Pablo a aidé à écrire un livre collectif qui raconte l’histoire du mouvement et la répression: «Darío et Maxi, la dignité piquetera»

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Diego est artiste plasticien. Il porte un masque avec le visage de Darío. Derrière lui, il y a une sculpture de l’ancien président Duhalde, le responsable politique du massacre.... (+)

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Le MTD, Movimiento de Trabajadores Desocupados, est le plus proche du mouvement zapatiste duquel il s'inspire beaucoup politiquement.... (+)

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Des manifestant s'amusent avec un vieux téléphone trouvé au bord de l'autoroute Buenos Aires- La Plata. Fevrier 2002

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Représentation alégorique de l'ancien président Duhalde, responsable politique du massacre d'Avellaneda.

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